Le chapelier fou
J'ai découvert grâce à une affiche des "Nuits botaniques" à Bruxelles
Le chapelier fou
J'ai effectué quelques recherches et voici ce que j'ai découvert, passionnée de violon sa musique me plait énormément même si c'est de l'électro......
L'homme-orchestre aux influences musicales multiples a sorti en mars 2010 '613', son véritable premier album.
Une critique le concernant sur Evene
Ce Chapelier Fou est un intéressant bidouilleur de boucles, mais pas seulement. De son vrai nom Louis Warynski, le jeune homme (26 ans) est aussi violoniste et arrangeur classique. En somme, un hybride mi-geek, mi-étudiant au conservatoire. Cocktail habile et qui se révèle assez vite cohérent : les blips-blips électroniques, structurant le rythme, laissent en effet aux instruments classiques leurs habituelles questions d'harmonie. Ainsi, le partage des tâches est souvent efficace. Par exemple, la mélancolie en canon de 'Half of the Time' fait penser à une version de 'Scarborough Fair' qui aurait vu des grésillements de Game Boy remplacer la guitare sèche de Paul Simon. Comme, sur 'Inside of you', Amon Tobin paraît rejoint par Yann Tiersen ; ou, plus loin, 'Grammophone' évoque le classicisme électronique de Air et ses synthés planant sur des accords à la Gainsbourg. Or, niveau production, la spatialisation de ces divers fragments sonores paraît souvent curieuse, donc réussie, à l'image de 'Secret Handshake', rencontre de cordes de film noir avec un carillon désossé et des bruits d'horloge (un écho aux éternels problèmes de temps du Chapelier toqué de Lewis Carroll, sans doute). Du coup, c'est un peu dommage que l'album s'essouffle vers la fin, avec une paire de titres moins à la hauteur, aux harmonies convenues. Mais qui n'enlèvent pas grand-chose au fait que l'ensemble est malin, bien ficelé, et souvent avec humour : on se dit juste qu'avec davantage d'assurance ou de culot, Louis Warynski en a assez sous le pied pour conduire son Chapelier à une folie plus jouissive. Ou, si l'on préfère, pour passer de la douce dinguerie de ce premier album à un délire plus profond et sauvage, poussant plus avant le caractère hypnotique de ses rêveries. Ici charmantes.